J’ai frôlé la crise de AVC sans le savoir (2)

Coucou!Il y a deux jours je vous expliquais comment j’ai pu m’apercevoir que mon fils n’était pas toujours bien traité par sa nounou, ce qui a valu son renvoi. Il fallait maintenant revoir notre organisation interne. En semaine ,il fallait penser à la nourriture. Le week-end cuisiner pour la semaine,faire la lessive etc…Mon époux m’aidait énormément avec les tâches ménagères. Il rentrait de temps en temps avec de la nourriture.

Ma zone d’habitation (Abatta, banlieue d’Abidjan)étant très embouteillée,il me faut sortir tôt, emprunter les mini cars communément appelé Gbaka afin de ne pas rater le car qui prend le personnel à 7 heures dans la zone du vallon. Lorsque je ratais le car,je devais faire tout le trajet en décomposant jusqu’à atteindre le boulot situé sur l’autoroute du nord sur la route menant à la ville de Yamoussoukro.

Toutes ces difficultés ne m’ont pas empêché d’être efficace au boulot, j’aimais mon travail je m’y donnais entièrement. Par la même occasion, j’ai repris mon service à l’église. C’était toute fatiguée et souvent fiévreuse que je venais aux répétitions jusqu’à ce que…Petit à petit, la fatigue s’imposait, mon corps donnait des signes ,je les balayaient du revers de la main. Je me répétais mon verset biblique favoris.

Philippiens 4:13: je puis tout par celui qui me fortifie.

J’avais oublié que Dieu lui même s’était reposé.

Comme je le disais dans la première partie,la crèche ouvre à 8h et ferme à 16h30. Elle est située non loin de la maison et a très bonne renommée.

Nous avons du nous réorganiser. Monsieur dépose le petit le matin .Un ami et frère du couple ( Blessing la Bénédiction) le récupère à la sortie et chaque soir,il fallait aller chercher le petit chez notre frère,rentrer ,passer du temps avec lui et dormir généralement aux environs de 22h,23h.Je n’arrivais plus à être régulière au boulot. Les lundis j’avais la pêche, le mardi, j’étais semblable à un zombi.

Commencèrent alors les malaises, les vertiges, l’engourdissement du bras, les migraines répétées et continues, les accélérations du rythme cardiaque et les douleurs au coeur.
Ces douleurs semblables à une épée qui vous transperce la poitrine et ressort pas le dos. Ces douleurs qui paralysent le bras et le côté. Ces douleurs qui empêchent même de crier Jésus…Je me suis rendu à l’hôpital, et là le médecin fut clair:

Madame,reposez vous,reposez vous réellement, votre corps est à bout.Je ne voudrais pas vous effrayer mais les malaises que vous avez eu sont des signes qui précèdent un AVC.

En un instant j’ai réalisé à quel point j’avais joué avec ma santé. J’ai réalisé que j’aurais pu mourir aussi simplement que ça!Il me fallait maintenant choisir le moindre mal, décider de ce qui était prioritaire pour moi ou pas . Il était nécessaire de réinventer les codes pour mon avenir (coucou Andéka Oulé). Oser affronter l’incertain!!